« Peut-être que le territoire où le diplomate écrivain est le plus heureux est celui de la littérature, je n’en suis même pas certain, c’est juste une supposition. Dans cette vie qu’il mène de façon multiple, tantôt ici tantôt ailleurs, Eric-Joël Bekale garde, par-delà la défense des intérêts de son pays, un regard constant sur les choses et les êtres, un regard de dandy. Je dis que je ne suis pas certain si le diplomate écrivain préfère la diplomatie à l’écriture, ou l’écriture à la diplomatie. Il y a une raison à cela : autant la diplomatie est une institution, autan l’écrivain lui-même est une institution à laquelle personne n’est indifférent. On admire le diplomate par la qualité de son verbe, mais on se méfie de lui, il peut être un espion au service d’intérêts étrangers. On admire l’écrivain pour son verbe châtié, mais il ne défend pas toujours les intérêts qu’on voudrait le voir défendre, alors de temps en temps il faudrait revenir à ses textes, les lire vraiment pour pouvoir entrer dans la tête de l’écrivain-diplomate pour le comprendre ».
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LA GAZELLE S’AGENOUILLE POUR PLEURER
« Ce recueil de quatorze nouvelles contre douze à sa première parution en 2001 puis quatorze à sa deuxième édition en 2003, embarque le lecteur dans une échappée sensible et réflexive à travers des histoires teintées d’humour et de réalités crues. Kangni Alem revient avec La gazelle s’agenouille pour pleurer, revu et augmenté, pour donner un nouveau goût à ses lecteurs, anciens, nouveaux comme futurs. Comme à son habitude, il y fait rire et voyager dans plusieurs pays, avec un style de narration particulier, propre à lui. »
ÉTRANGE HERITAGE
« Ce roman des années 80 montre une jeunesse friande de mode occidentale, de plaisirs et de sexualité. On y rencontre des pratiques sociologiquement datées comme les « surprises-parties », les « afternoon jumps », la fréquentation des boîtes de nuit, les sorties amoureuses à la plage ou au cinéma. Gad Ami décrit largement ces attitudes et on en vient à rêver (sans aucune preuve réelle, bien entendu) de sa propre implication au sein de la jeunesse de cette époque, une jeunesse des années fastes, d’avant les crises politiques et économiques, d’avant les contestations démocratiques. Il est temps de redécouvrir Gad Ami, il est temps de célébrer son premier roman comme un jalon important dans l’histoire de la littérature togolaise. »
Kangni Alem, Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire
Caviar Mou
SYBIL TCHÉDRÉ est née au Togo en 1977. Traductrice et interprète assermentée, elle dirige un cabinet international d’interprètes et de traducteurs basé en Allemagne. Également spécialiste en études du genre et militante pour les droits de la femme, son regard converge surtout sur la femme noire d’Afrique et les vicissitudes auxquelles elle reste confrontée. Aussi sa mission littéraire est-elle de laisser des récits qui expliqueront aux générations futures, les vies, choix ou contraintes auxquels les femmes ont été confrontées dans les sociétés africaines contemporaines.
SI PROCHE DU BONHEUR
« Tous les livres de Jeannette Ahonsou semblent poursuivre le même idéal, la même quête : défendre la condition des femmes. Et elle s’y emploie avec sensibilité et radicalité. Ce nouveau roman aux allures de roman policier n’y échappe pas. Vous y découvrirez des personnages trouble-fête, des hypocrites qui s’assument, des hommes de Dieu appliqués à faire leur travail, pendant que le monde s’écroule au dehors. Ahonsou raconte le couple, la famille, les folies humaines avec maestria et doigté. »
Kangni Alem, Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire
Avant que tombe la nuit
« Ainsi nous sommes arrivés à Ablomé, dans la cour de la vieille Nukuku. Nukuku dans ma langue signifie « chose morte » ; en Europe, on dirait tout de suite « quel vilain nom ! ». Au contraire chez nous…
Le paratexte, c’est quoi au juste
Un mot savant pour désigner tout ce qui escorte un texte, tout ce auquel on ne fait pas toujours attention, et qui n’en demeure pas moins rattaché au sens du texte. L’objet de cet ouvrage est de lire l’activité « paratextuelle »
DU MÉTIER DU JOURNALISTE DANS UNE DÉMOCRATIE
« Informer, c’est former… l’opinion, la vision. C’est à ce travail, social et politique, véritable sacerdoce de pédagogue que le journaliste africain s’attèle, pour peu que le champ lui soit favorable d’exercer son métier. Journaliste, c’est d’abord un métier, et Luc Abaki le sait, qui l’exerce depuis plus de deux décennies, et en partage les linéaments qui le fondent avec le lecteur de cet essai, au ton vif et plaisant.
LA COULEUR DE L’ÉCRIVAIN
« Précédemment paru en 2014 aux éditions la Cheminante, La couleur de l’écrivain n’a pas pris une ride. Le texte retrouve désormais ses lecteurs de cœur à Lomé, Abidjan, Cotonou, et plus loin encore, tant il a besoin d’être lu et relu ; pour comprendre la comédie de la littérature dans un monde où les écrivains proclament des idéaux généreux, mais sont rattrapés par la réalité sordide du racisme, du colorisme et autres insanités propres à l’être humain. En philosophe implacable, en sociologue presque blasé, Sami Tchak voyage et nous livre dans cet essai très littéraire, la mesure de son impeccable lecture du monde. Impeccable ! »
Kangni Alem, Grand Prix littéraire d’Afrique Noire
COMMENT TUER DIX FOIS UN CRIMINEL…
Comment tuer dix fois un criminel ? La question peut sembler banale, mais elle est d’importance. On peut tenter de suivre Couao-Zotti pour comprendre le mystère de la résurrection préalable du criminel…
Le chien de ta mère
« Malgré ses nombreux séjours dans les forêts équatoriales du Gabon et de la Centrafrique, il est évident à la lecture de ce recueil de nouvelles que l’Afrique de l’Ouest – et plus particulièrement le Togo, le Bénin…
DES VILLES ET DES HOMMES
« Annie Ferret n’est pas photographe, néanmoins les portraits d’hommes et de femmes qu’elle esquisse dans ces pages semblent sortir de l’objectif d’une photographe habituée à observer le monde. De Bamako à Lomé, en passant par Ouagadougou, Des villes et des hommes met à nu, de manière singulière et poétique, les sentiments à la fois nobles et troubles qui gisent dans les tréfonds d’une humanité esclave de ses préjugés comme de ses expériences les plus sincères. Annie Ferret portraiture avec des mots simples et justes, en résonance avec la simplicité des modèles qu’elle croise sur les routes d’Afrique. Paraît-il que dans une autre vie, notre auteure posait comme modèle pour des peintres et des sculpteurs. Désormais, c’est le monde qui pose devant son stylo-caméra, et les nouvelles qu’elle donne du monde, rassurent autant qu’elles inquiètent. »